INTRODUCTION

   

   

                            

                            

                                        

 

   

La préhistoire

  

Tout a commencé un jour de Noël, en 1964, autour du sapin chez mes grands-parents, un grand carton empaqueté.

A son ouverture, un mot magique apparaît : Scalextric.

   

Avec ce premier circuit (un "Set 32" et le catalogue de 1964, en anglais, of course),
c'est le début de nombreuses heures de jeux seul ou avec des copains
(c'est mieux, quand les copains sont là),
mais aussi d'une passion encore vive aujourd'hui pour les sports mécaniques.

Le moment privilégié pour l'installation du circuit dans la chambre :
les vacances scolaires, tout particulièrement à la période de Noël
(il fait froid dehors ...), d'autant plus que l'argent des étrennes
était le bienvenu pour agrandir le circuit et étoffer l'écurie.


Les Beatles aussi aimaient le Scalextric !....

 


Michel et Steve

Les aventures de Michel Vaillant nous servaient d'exemple et nous fournissaient
des occasions de courses endiablées.
Les tactiques de courses étaient nombreuses, notamment à l'entrée de la chicane :
le comportement, pas toujours très "fair-play", ressemblait alors parfois à celui de "l'ignoble Cramer"...

Entre deux courses, les visites des magasins nous permettaient de rêver sur les futurs modèles
que nous espérions pouvoir acheter.
Les grands magasins du Bd Haussmann en période de fête étaient une source inépuisable
mais aussi "La Maison des Trains", dans l'ancien passage du Havre ...

 

Les héros de BD ont été progressivement renforcés par des références plus réelles :
comment ne pas citer un jeune pilote belge de l'époque
que l'on n'appelait pas encore "Mr le Mans" : Jacky Ickx ?

La Ford Mirage Scalextric permettait de nous identifier à lui,
lorsque nous arrivions "un poil" devant la Ferrari P4 que conduisait l'autre joueur.


Le Mans 69, 120 mètres d'avance...

 


François Cévert

Progressivement, le circuit s'était agrandi, mais la chambre que j'occupais
devenait trop petite pour son montage, d'autres centres d'intérêts apparaissaient
(notamment une Yamaha RD125 à freins à tambour, occasion de "grosses chaleurs").

La dernière voiture achetée fut une Tyrrell 005, qui ressemblait un peu
à celle avec laquelle François Cévert devait nous quitter ...

Et le circuit fut rangé dans ses cartons, fin de l'aventure (?)

   

Le Moyen Age

  

L'histoire aurait pu s'arrêter là mais c'était sans compter avec mon fils aîné.
Au milieu des années 80, alors qu'il cherchait un jeu de société chez ses grands-parents,
le voilà qui revient et lance : "Dis, Mamie, c'est quoi le gros carton marqué "Scalextric" au fond du placard ?"

Et voilà le circuit reparti pour une nouvelle phase : sa chambre "envahie" à la période de Noël,
la recherche de pièces de rechange, mais aussi de nouvelles voitures.

La période était difficile pour la marque : importateurs successifs, annonces de nouveautés hypothétiques, stocks rares ...

Un bon souvenir, pourtant : celle d'une petite dame qui, tous les ans, bravait les foudres de son chef de rayon
pour ouvrir un stand Scalextric à Noël, dans un grand magasin parisien (celui où l'on trouvait tout, selon la pub' de l'époque...)

Ce fut notre principal fournisseur de l'époque : la Quattro et la M1, mises de côté pour nous, sont arrivées à la maison grâce à elle.

Entre-temps, l'achat d'une maison permit d'envisager le montage permanent du circuit dans les combles.

Le fils cadet avait pris la relève de l'aîné, mais une autre difficulté se faisait jour :
la quasi-impossibilité de trouver des pièces de rechange obligeait à économiser les tresses et les pneus,
(les rails fatigués nous en faisaient consommer beaucoup) 
voire à "cannibaliser" certaines voitures pour maintenir un semblant de vie de l'ensemble...

Le circuit tomba alors dans une deuxième phase de sommeil...

   

Les temps modernes

  

Le réveil fut sonné par le fils cadet, en 2001.
Il voulait "voir si l'on peut racheter un nouveau circuit, peu importe la marque, faut voir s'il en existe encore" (sic).

Une rapide inspection du terrain, assortie d'une petite recherche sur Internet, nous a alors fait réaliser que
non seulement Scalextric existait toujours mais que certains fournisseurs proposaient de nouveau
du matériel en quantité et en qualité (n'est ce pas, Michel ?).

Les bourses aux échanges, les enchères sur Internet, les conseils glanés sur les sites ont permis la remise en service du matériel ancien.

Les voitures ont repris leur ronde sur le circuit actuel, de nouveau très animé.
Elles sont rejointes par d'autres voitures récentes, qui n'ont rien à envier à leurs aînées en terme de comportement.

Voilà, vous savez tout maintenant, bonne visite à tous.

   

Michel